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lundi, juin 8 2009

Les villes qui agissent.

8 06 2009

Saluons l'initiative Rennaise qui depuis 1999 agit en faveur de la végétalisation de ses murs et trottoirs.

rennes vegetalise
Photo Rennes.fr Quartier sainte thérèse.

En collaboration avec la Maison de la consommation et de l'environnement, la Société d'horticulture d'Ille-et-Vilaine et la section rennaise de Bretagne vivante, la Ville de Rennes vient de lancer une opération baptisée Embellissons nos murs. L'objectif : permettre au Rennais de végétaliser les murs de leur ville. Une manière à la fois simple, naturelle et esthétique de promouvoir la biodiversité sur les trottoirs de la ville, mais aussi de protéger les murs des tags et de la pluie, tout en rafraîchissant l'air et en améliorant sa qualité, commente la municipalité. Pour végétaliser un mur, il suffit de découper, avec l'aide des services municipaux et après autorisation de la direction des Jardins, une bande de trottoir de 15 cm de large, et de planter des végétaux grimpants ou rampants qui se plaisent dans une terre pauvre et peu profonde (chèvrefeuille, géranium, campanule, clématite, vigne vierge, mais aussi thym, origan, jasmin…). Les conditions de plantation et d'entretien sont précisées dans un cahier des charges remis à chaque jardinier volontaire, explique le service communication de la ville.

Cette opération est la généralisation à tous les quartiers rennais de l'opération ''Jardinons nos rues'', développée à titre expérimental dans le quartier Sainte-Thérèse depuis 1999. Cette première expérience a donné lieu à une cinquantaine d'opérations de végétalisation de façades, de trottoirs, de pieds d'arbres…


Sources : site actu environnement

En savoir plus : embellisons nos murs
Photo : Rennes.fr/avantages meconnus de la végétalisation

vendredi, avril 17 2009

Notre action pour 2009

17 04 2009


L'opération nature dans la ville 2008 a été un succès.

Nous avons distribué prés de 5 000 Draceana Marginata gratuitement à Marseille, Paris, Lyon, Lille, Toulouse et Toulon.

Fort de cet engouement nous voulons doper notre action en matière de revégétalisation des villes cette année.

L'Opération nature dans la ville 2009 sera un événement.

Notre but est de distribuer gratuitement 50 000 plantes dépolluantes dans la plupart des grandes villes de France.

dossierTinaplantesdepo

samedi, mars 14 2009

Végétalisation des villes : un atout face au changement climatique.

14 03 2009

les villes denses sont plus vulnérables aux fortes chaleurs que les villes vertes

C'est ce que confirme l’Institut de veille sanitaire (INVS) dans une étude des facteurs de risques de décès des personnes âgées résidant à domicile durant la vague de chaleur d’août 2003.

Certaines caractéristiques des logements diminuent le risque de mortalité :
la qualité de l’isolation, la présence de volets ou stores protégeant les ouvertures, un faible ensoleillement de la pièce de nuit.
Un bâtiment bien conçu permet, y compris lors de pics à 40°C, de ne pas franchir les 27°C dans la journée.

Parmi les paramètres ayant un effet positif, une hausse de l’indice de végétation à proximité des logements est un bon moyen de rafraîchir l’air ambiant et d’abaisser les températures extérieures.

Moyens d'aide au rafraichissement des villes :
* préférer les revêtements clairs réfléchissant la lumière ;
* planter des arbres capables de transpirer en période de forte chaleur ;
* ombrager les parkings, les cours d’école, les esplanades ;
* végétaliser les murs, les balcons, les toitures-terrasses ;
* mettre en service des fontaines, jets d’eau, bassins d’eau vive ;
* multiplier les espaces verts de proximité



« Un espace vert est donc un excellent équipement pour atténuer l’îlot de chaleur urbain et rafraîchir l’air ambiant »__.

Selon une étude de modélisation des flux d’énergie au dessus d’un quartier témoin, L’aménagement d’un parc arboré de 100 mètres carrés au cœur d’un îlot urbain, bordé par des immeubles de 15 mètres de hauteur, permet d’abaisser la température de 1°C dans les rues adjacentes. Ce gain de fraîcheur se prolonge sur une distance de 100 mètres. Au-delà, l’effet bénéfique de l’espace vert s’estompe.

Les chercheurs ont conclus qu’une augmentation de 10 % de l’emprise verte au sol diminue la température de l’air ambiant de 0,8°C. Or, un écart de 1°C n’est pas anodin en terme de mortalité : l’INVS estime qu’une hausse de 1°C aurait aggravé le risque de 80 % pendant la vague de chaleur d’août 2003.


L’asphalte, le béton et le granit accumulent l’énergie solaire la journée et déstockent la chaleur emmagasinée la nuit tombée. Ce sont de véritables puits de chaleur qui alimentent l’îlot de chaleur urbain.

Sous nos latitudes, les surfaces engazonnées et les arbres d’ornement équilibrent leur température interne, en transpirant énormément, à la manière d’un corps humain, dès que la température extérieure dépasse 25°C.

Outre qu’un arbre intercepte une partie du rayonnement solaire, procurant une ombre protectrice, il a aussi tendance à aligner sa température sur celle de l’air environnant. Ce mécanisme de régulation thermique est loin d’être négligeable : un arbre feuillus peut émettre jusqu’à 400 litres d’eau par jour, ce qui représente une puissance de refroidissement équivalente à celle de 5 climatiseurs pendant 20 heures en climat chaud et sec.

« la Terre se réchauffe et le principal responsable de ce changement est l’homme »

C’est ce qu’affirme la dernière synthèse du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), présentée à Paris le 2 février dernier.

Certains climatologues français prévoient que les vagues de chaleurs estivales seront plus longues, plus intenses et plus fréquentes, passant de 1 jour durant la période 1960-1989, à 14 jours à la fin du 21e siècle. En France, le changement climatique attendu se traduirait par une hausse moyenne de 9°C (+6°C globe), et le réchauffement serait plus marqué en été qu’en hiver.

"Afin de limiter les effets tragiques des pics de chaleur, l’introduction massive d’espaces verts et d’arbres doit être une priorité.
Des plans de verdissement, campagnes de plantation, aides à la création de parcs et de squares sont des mesures efficaces pour rafraîchir les îlots de chaleur urbains et atténuer les conséquences humaines des canicules à venir. Les villes doivent anticiper cette nouvelle donne climatique."

Source : certu/ville et environnement

Photo Montrealexpress

mercredi, février 4 2009

Pourquoi végétaliser nos villes ?

4 02 2009

Nous avons beaucoup parlé de végétalisation des villes. Mais vous ne vous doutez peut-être pas de tous les avantages que cela apporte. Végétaliser l'espace urbain a une influence positive à différents niveaux.


ECONOMIE

  • Protection des infrastructures.

Protégées par la végétation des chocs thermiques (écart des températures entre le jour et la nuit), des rayons solaires ultraviolets, du gel, des précipitations (pluie neige grêle) et de la pollution atmosphérique, elles voient leur durée de vie et leur étanchéité considérablement augmentée.

  • Coût de mise en œuvre moindre pour des raisons de clauses environnementales.

Les nouvelles législations sur la limitation des déversements des eaux pluviales, sur le cœfficient de biotope pour réduire le déficit végétal, sur l’isolation des bâtiments ainsi que les démarches HQE et l’architecture bioclimatique rendent la végétalisation économiquement très intéressante.

  • Economie d’énergie.

En effet le végétal participe à l’inertie du bâtiment et cet isolant végétal permet des économies de chauffage et de climatisation très polluante.

  • Nouveau débouché.

Agriculture vivrière, loisirs et agréments, les opportunités d’offrir aux citadins de nouvelles activités sont nombreuses.

ENVIRONNEMENT ET CLIMAT

  • En favorisant la biodiversité.

Par la restitution d’un habitat naturel favorable à la vie faunistique et à la protection d’espèces végétales indigènes, permettant la création de corridors propices aux déplacements et migrations des espèces.

  • Gestion des eaux pluviales.

En réduisant le ruissellement, par un écrêtement des eaux pluviales, limitant ainsi les risques d’inondations, d’érosion des sols, et d’effluents urbains dans les rivières.

  • Filtration et phytoremédiation.

Dépollution des sols, de l’air et de l’eau par les végétaux.

  • Réduction de l’îlot thermique urbain.

Par l’absorption du rayonnement solaire, sa non restitution et une meilleure hygrométrie grâce à l’évapotranspiration des végétaux et des substrats.

  • Lutte contre l’effet de serre.

Par le recyclage du dioxyde de carbone en oxygène.

SANTE

  • Par la fixation des polluants solides et l’absorption de polluants gazeux.

Les gaz sont assimilés directement par les plantes. Poussières, métaux lourds et pollens restent fixés sur les végétaux et dans les substrats où ils sont recyclés. Réduisant ainsi les facteurs allergènes et les maladies respiratoires.

  • Agrothérapie.

Les convalescents récupèrent mieux en présence de végétaux. Les biens portants souffrent moins du stress et se montrent plus productif dans un environnement végétalisé.

  • Bio-indicateur.

Les végétaux peuvent être utilisés comme indicateur de la présence de pollutions dans l’air, le sol ou l’eau.

CADRE DE VIE

  • Esthétique par réduction des nuisances visuelles.

Si les végétaux peuvent masquer des infrastructures peu esthétiques, ils peuvent également servir à mettre en valeur un patrimoine architectural ou comme cela se développe en faire partie intégrante. De plus c'est un moyen efficace et permanent dans la lutte anti-tags.

  • Sécurité.

Un bâtiment végétalisé peut avoir ainsi une résistance accrue en cas d’incendie.

  • Réduction des nuisances.

En agissant en isolant phonique mais aussi en réducteur de nuisances olfactives.

Pour en savoir plus : Association pour le Développement de la Végétalisation Urbaine

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