"L'arbre en ville est porteur de messages et devrait inspirer le respect de la vie" (Théodore Monod, biologiste).

Tout d'abord en tant que symbole de la vie dans un paysage artificiel de béton, d'asphalte, de verre et de métal. Mais il évoque également le silence dans un univers de bruit.
La perception que nous avons de l'arbre est méditerranéenne : l'arbre c'est de l'ombre. Cette ombre devient un lieu de convivialité, c'est une vision traditionnelle qui est maintenue, notamment au niveau du centre-ville. Sous un arbre, sous une rangée ou sous un couvert d'arbres, il se passe quelque chose. C'est comme si le végétal était apte à créer des pièces en plein air.

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Il y a aussi, dans le cadre d'un développement urbain, la volonté de ne pas faire uniquement des blocs de béton et donc d'utiliser la notion d'urbanisme végétal en intégrant le concept de qualité de vie. L'arbre est l'élément de l'espace vert qui lui donne son amplitude, sa dimension.

Les arbres jouent un rôle indispensable à l'équilibre de la vie en ville.

  • Ils participent à l'épuration de l'air des villes, en contribuant à diminuer le taux de CO², à neutraliser les autres polluants atmosphériques et à filtrer les poussières et pollens.
  • Ils contribuent à rafraîchir l'air en augmentant le niveau d'hygrométrie, c'est-à-dire le taux d'humidité dans l'air.
  • Ils permettent de réduire la réflexion lumineuse et d'atténuer la réverbération des bruits de la circulation automobile, mais aussi de protéger les bâtiments contre les vents forts.


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On a tendance à l'oublier, l'arbre est un être vivant. Il naît, grandis, meurs. Pour comprendre le végétal dans la ville, il faut intégrer cette dimension du temps. Appréhender le végétal comme un objet fini, c'est aller contre nature.